SOS Gravures rupestres : créer des géoparcs pour les protéger avec le soutien de l'UNESCO

Mis à jour : avr. 23


Le trésor patrimonial que représente les gravures rupestres du Maroc est en grand danger, sous l'effet conjugué des pillages, des vols, des ventes et des destructions imbéciles. Une des solutions pourrait venir de l'inscription de ces précieux témoignages du passé parmi les géoparcs reconnus par l'UNESCO.

Le Royaume a déjà obtenu la labellisation, par l'UNESCO, du géoparc de M'Goun, situé à une centaine de kilomètres de Marrakech, entre Béni Mellal et Ouarzazate, dans la région de Tadla Azizal (Haut-Atlas central). Le parc couvre une superficie de 12'000 kilomètres carrés. Il comprend nombre de sites d'une grande importance géologique, écologique, environnementale et culturelle, parmi lesquels des gravures rupestres (voir photo ci-dessus).

On y trouve aussi des quantités d'ossements et de spectaculaires empreintes de dinosaures (sauropodes et theropodes). Espèce menacée, l'aigle royal survit dans ces grands espaces. Enneigé en hiver (photo ci-dessus), l'ighil M'Goun (crête en berbère) est austère et majestueux.


Il s'étend sur une dizaine de kilomètres, à quelque 4'000 mètres d'altitude. C'est une destination très prisée des randonneurs.

Un autre géoparc marocain, celui du djebel Bani, recherche aussi la reconnaissance de l'UNESCO. Cette longue chaîne est située au sud-est du pays, juste avant le début du désert du Sahara à M'Hamid. Le géoparc s'étend de Zagora jusqu'à Tan Tan, soit sur une surface de 850 km de longueur sur 150 km de largeur. On y trouve des gravures rupestres, assez mystérieuses (voir grande photo ci-dessus). Le tourisme tente de s'y implanter, par exemple sous la forme de trekking avec des dromadaires.

​​Un classement du djebel Bani en tant que géoparc global par l'UNESCO devrait déboucher sur le développement de l'éco-tourisme. Des géo-routes devraient permettre aux visiteurs de parcourir l'entier du territoire concerné, intéressant aussi pour ses minéraux, cas échéant pour de longues périodes, cela au bénéfice des populations locales.


Les initiateurs de ce projet de géoparc, principalement l’Association marocaine de développement du géoparc du djebel Bani, visent à développer un tourisme scientifique.

La vallée du Drâa regorge aussi de gravures rupestres, en particulier près de Tinzouline. Plus de mille gravures sont réparties sur les rochers à flanc de colline. Notre ami Abdu Amenukal, qui se nomme aussi Abdu Varanus (photo ci-dessus), s'est rendu sur place pour nous alerter sur leur intérêt.


Ces témoignages du passé couvrent toutes les surfaces verticales disponibles. Les cavaliers sont le thème le plus fréquent, participant à des scènes de chasse ou de combat. Le site est heureusement protégé depuis peu par un gardien muni de jumelles.

Renseignements complémentaires sur le riad  : +41 79 240 26 32

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