Ma première récolte de fruits au Jardin aux Etoiles

Mis à jour : nov. 14


Au Jardin aux Etoiles, l'été 2009 aura été la saison de la première récolte de fruits, dans le droit fil de ce que j'annonçais. Une récolte encore modeste, puisque la plupart de mes arbres ne sont encore que de vaillantes baguettes, mais une récolte quand même. Elle a commencé par les figuiers de Barbarie, dont j'avais déjà parlé.


Si je m'étais organisé pour cueillir tous les fruits de ma barrière verte (image ci-dessus), ce sont des centaines de kilos qui auraient été récoltés.

Au lieu de cela, je n'ai emporté en Suisse que quelques fruits murs (première photo) et mon entourage marocain en a mangé d'autres. Mais l'essentiel a soit séché sur place, soit été donné à mon voisin Mohamed pour nourrir ses vaches... J'espère que ces dernières apprécient ce dessert. J'ai d'ailleurs mis de côté une recette de glace aux figues de Barbarie, que je me propose, Inchallah, de concrétiser l'an prochain. Les ruminants n'y auront toutefois droit que si je me loupe.


Poursuivons notre petite visite arboricole. Le grenadiers de ma ptite propriété qui préexistaient (deuxième photo) ont été bien arrosés durant l'hiver, d'où une vigoureuse croissance cet été.

Le jardinier Brahim (première photo) s'est organisé pour s'emparer des figues les plus hautes, qui sont aussi les premières à mûrir. Il a conçu une perche sur le modèle de celle qu'il avait réalisée pour les figure de Barbarie (deuxième photo). L'installation permet de se saisir des fruits même les plus cachés (troisième fichier) et, d'une rotation sèche, de les séparer de leur branche.

La technique de mon jardinier est au point (à gauche). J'avoue toutefois avoir dû m'y prendre à plusieurs reprises pour tenter d'être (un peu) efficace...


Surmontée d'une branche de figuier et de deux plants de vignes, la pergola créée ce printemps (voir Une pergola et des vignes pour donner de l'ombre au pied du château d'Eau) a été baptisée. Lors d'une rencontre conviviale, j'ai annoncé à Latifa ravie qu'elle serait désormais nommée "La Pergola de Latifa", en remerciement pour les services rendus par la "lady de Taroudant". Quant aux grenades (à droite), elles me remplissent aussi de satisfaction.

Les deux anciens grenadiers, dont on voit l'un des exemplaires à gauche, ont quitté leur état d'arbustes assoiffés pour devenir des modèles de verdure. Une douzaine de ces grenades étaient suffisamment mûres (au centre) pour qu'à fin juillet je puisse les emporter en Suisse.


Le papayer de droite a pris son essor, grâce aux filets posés il y a deux mois. Auparavant, ce plant se morfondait dans un environnement qui ne lui convenait pas. J'ai appris l'autre jour que les feuilles des papayers peuvent être très utiles dans un emploi inattendu : elles attendrissent de manière remarquable la viande de boeuf lorsqu'elles l'enserrent durant 24 heures.

L'endroit où les plantes croissent le mieux est la cour de la Bergerie (première photo). Elles y sont complètement protégées des vents et y bénéficient d'une température assez constante.


Cette année, je me contenterai de mes pommes (deuxième photo), qui ne me dépaysent guère, il est vrai. Côté visuel, je me rabattrai sur mes bananiers (troisième photo), dont j'attends avec intérêt l'apparition de la première fleur.

Sur la première photo, voici l'état de mon jardin aux abords du chemin du Levant. Les plantes poussent, mais le sol demeure brunâtre. A l'automne, il faudra veiller à planter beaucoup de plantes rampantes, pour le verdir sans passer, si possible, par le si banal gazon, qui n'est après tout que de la mauvaise herbe domestiquée.


D'ici là, admirons la promesse contenue dans ces fleurs d'oranger (au centre) et les glorieuses couleurs saumonées d'un de mes rosiers de la plaza (à droite).

Pour conclure, effectuons un petit tour du côté des palmiers-dattiers (à gauche), dont les palmes se re-déploient lentement après le déplacement de ces trois ancêtres, l'automne dernier.


Les dattes en formation (au centre et à droite) continuent de retenir toute mon attention. J'ai déjà entendu tous les pronostics imaginables de la part des spécialistes : les uns affirment qu'il ne fait pas suffisamment chaud à Sidi Boumoussa pour que ces fruits arrivent à maturité, les autres jurent qu'au contraire leur état d'avancement montre qu'ils y parviendront jusqu'au mois d'octobre. N'étant pas spécialiste, je ne suis sûr de rien.

Renseignements complémentaires sur le riad  : +41 79 240 26 32

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