Aziz Akhannouch chef du gouvernement et maire d'Agadir : la capitale du Souss a tiré le gros lot

Lors des élections législatives du 9 septembre 2021, le peuple marocain a éteint la lampe islamiste et porté au pouvoir la modernité. Le patron du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, en est le grand vainqueur (photo ci-dessus). Désigné chef du gouvernement par le roi Mohammed VI, dont il est proche, il a aussi remporté dans la foulée le poste de maire d'Agadir. Un double mandat, tout à fait légal, qui représente un immense atout pour la capitale du Souss, dont le développement annoncé devant le roi et le prince héritier en février 2020 va se concrétiser de manière sérieuse et planifiée. On peut en effet faire confiance à la compétence managériale du nouvel homme fort du Maroc, Berbère de surcroît, et à sa capacité à déléguer des tâches exécutives à ses adjoints. De plus, soucieux d'échapper au risque de la confusion des genres, le nouveau chef du gouvernement a annoncé son retrait de toute gestion au sein de la holding familiale qui l'a fait milliardaire. Ces élections ont été marquées par la déroute des islamistes modérés du PJD, qui avaient remporté les deux dernières consultations. Les deux précédents premiers ministres étaient ainsi sortis de leurs rangs. Patatras ! Cette fois-ci, les électeurs ont spectaculairement sanctionné ce parti. Celui-ci perd plus de 90 % de ses sièges, ne parvenant même plus à former un groupe politique. La roche tarpéienne est proche du Capitole ! Des affaires mortifiantes Souvent accusés de mesquinerie et de démagogie, les représentants du PJD avaient défrayé la chronique durant la législature qui prend fin. Le président de la commune urbaine d'Agadir, l'inénarrable Salah El Malouki, avait été brocardé pour son incompétence. Les réseaux sociaux s'étaient délecté de son image surmontée du prémonitoire panneau "Dégage !". El Malouki avait par ailleurs été accusé de malversations, tandis que le président magouilleur de la commune d'Aït Melloul avait été démis de ses fonctions, accentuant ainsi l'image d'un parti se drapant dans les enseignements de la religion mais ne les pratiquant guère dans la réalité. L'ancien chef du gouvernement Saad Dine El Othmani avait lui-même été éclaboussé par une affaire immobilière, dans la même commune d'Aït Melloul, de sorte que son cuisant échec électoral de Rabat, qui le précipite dans les oubliettes de l'histoire, n'a surpris que les observateurs peu informés. Avec les principaux leviers Le RNI, lui, en a profité pour se profiler comme le parti idéal de l'alternance, remportant aussi, haut la main, les élections régionales. Président sortant de la Chambre de commerce, d'industrie et de services du Souss Massa, auquel il a donné un rôle incontournable, Karim Achengli a ainsi été élu, à l'unanimité président de la Région. Il succède à Brahim Hafidi, qui était en fonction depuis 2010. Le parti d'Aziz Akhannouch dispose ainsi des principaux leviers pour faire d'Agadir et de sa région un pôle de développement exemplaire, capable de surprendre (en bien), dans le Royaume et à l'extérieur de celui-ci.

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