Ces magnifique riads près de Taroudant qui ont fermé : les Bains berbères et Igmir

Deux magnfiques riads proches de Taroudant ont fermé leurs portes, peut-être pour toujours. Il s'agit des Bains berbères, dans le très rural village d'El Oued Ouar Ahmer Laglacha, sur la route qui mène à l'autoroute, et du restaurant et gîte Igmir, entre Aït Iazza et Freija, au bord de l'oued Souss, au sud-est de Taroudant. Une double perte pour le tourisme de qualité dans la vallée du Souss. Les Bains berbères ont cessé leur exploitation au printemps 2015, à la suite des difficultés de santé de leur propriétaire, Olivier Villain, qui ont provoqué des incidents avec des clients. Un espoir de réouverture à l'automne suivant s'est éteint, ainsi que nous l'a confirmé l'intéressé. Ce dernier a désormais fait de son riad son lieu de retraite, avec la volonté d'y passer les dernières années de sa vie, aux côtés, nous a-t-il précisé, d'un seul être vivant : son chien. Restaurant de qualité Les Bains berbères, c'était d'abord, comme leur nom l'indique, un lieu dévolu aux soins liés à l'eau - hammam, massages - et un refuge de vacances composé de jolies chambres à la décoration berbère. C'était aussi un restaurant de qualité. Les repas étaient servis dans une jolie petite salle (notre photo) ou sous un auvent. La carte était imaginative : soupe de poisson au parfum subtil, carpaccio d'espadon et son gingembre frais, tajine de lapin au coin ou encore tarte à la mandarine. L'exécution était excellente. Regrets donc pour les touristes, mais aussi pour le personnel, assez nombreux, qui a perdu son emploi dans l'affaire. Une réouverture que l'on attend toujours Le restaurant et gîte Igmir est fermé depuis plus longtemps. Ce sont les intempéries de l'hiver 2010 additionnées à la mésentente intervenue entre les propriétaires, l'un français, l'autre marocain, et des difficultés financières qui ont eu raison de sa réouverture, que l'on attend toujours, apparemment sans grands espoirs, du moins à court terme. Au départ, tous les atouts semblaient pourtant rassemblés autour du berceau d'Igmir, qui signifie cigogne en langue berbère ! Les maisonnettes réparties dans une plantation de citronniers étaient fort bien conçues. Elles respiraient le style amazigh. L'une d'elles était même configurée pour les handicapés. Un impressionnant et moderne laboratoire avait été aménagé pour servir de cuisine. Un modèle du genre ! L'intérieur du restaurant étaient caractéristique de la plus belle des architectures berbères. Un oued en crue Patatras ! Perpendiculaire au Souss, un oued en crue - dont les promoteurs avaient commis la funeste erreur de ne pas anticiper la réapparition programmée - a charrié des milliers de mètres cubes d'eau à travers les bâtiments qui venaient d'être inaugurés... La salle à manger était méconnaissable. Des pans entiers de murs avaient été emportés. La piscine avait aussi subi des dégâts. Au printemps suivant, les initiateurs ont tenté de remettre l'ouvrage sur le métier. Mais ils ont fini par abandonner devant l'ampleur de la tâche. Il ne sera peut-être jamais possible de goûter aux plats du chef, Lahcen...

Renseignements complémentaires sur le riad  : +41 79 240 26 32

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