Bien que la pandémie du Covid-19 bloque encore une bonne partie de l'activité au Maroc, toute avancée n'est pas interrompue. Les grands chantiers continuent. C’est le cas par exemple des préparatifs en vue de l'aménagement de la ligne à grande vitesse (LGV) qui doit relier Casablanca à Marrakech, puis à Agadir. On sait maintenant que cette ligne TGV conduira jusqu'au quartier Al Mohammadi, nouvelle cité située au nord-est d'Agadir, qui n'existait pas il y a une quinzaine d'années. Un décret publié dans le dernier Bulletin officiel a en effet officialisé la mise à la disposition de l’Office national des chemins de fer (ONCF) de 16 hectares de terrain situés dans le quartier de Al Mohammadi. Ces terrains appartenaient jusqu'ici au domaine dit privé de l’État. Ils s'ajoutent aux quatre hectares expropriés par un autre décret paru au mois de mars dernier. Le tracé de détail de la ligne n'a pas encore été publié, ni le lieu exact de la future gare TGV. Mais on peut d'ores et déjà déduire de la mise à disposition de ces 20 hectares que la gare gadirie se situera à proximité du quartier Al Mohammadi. L'appel du roi Ces avancées font suite au fameux discours du roi Mohammed VI prononcé le 6 novembre dernier à l'occasion de l'anniversaire de la Marche verte. Le souverain avait lancé à cette occasion un appel extrêmement clair en faveur du développement d'Agadir et de sa région, qui passe par le prolongement de la ligne TGV Tanger-Casablanca jusqu'à Agadir, en passant par Marrakech et Essaouira. Objectif : placer Agadir au centre du Royaume, à équidistance de Tanger, au Nord, et de Dakhla, dans les Provinces du Sud. A terme, dans l'esprit de Mohammed VI, ces dernières devraient également être reliées à la ligne LGV. Selon les calculs de l'Office national des chemins de fer (ONCF), sommé de faire avancer le projet, le trajet Tanger-Casablanca-Agadir s'effectuera en quatre heures. Un immense gain de temps par rapport à l'actuel trajet par l'autoroute et un levier considérable pour le développement des villes et des régions ainsi reliées au transport rapide français. L'énorme succès remporté par la ligne Tanger-Casablanca qui s'est ouverte à la fin 2018 a apporté aux derniers incrédules la preuve des avantages d'"Al Boraq", nom donné au TGV marocain en référence à l'animal fantastique qui, selon le Coran, a permis au prophète de l’islam de se rendre nuitamment par la voie des airs de La Mecque à Jérusalem, puis de là au paradis céleste. Rencontre au sommet renvoyée Le souverain marocain et le président français Emmanuel Macron devaient se rencontrer au Maroc, à la fin de l'hiver dernier, afin de boucler le dossier technique du projet Marrakech-Agadir. Mais des priorités et finalement la pandémie ont renvoyé cette discussion à des jours meilleurs. La dimension financière est tout aussi importante. La ligne Tanger-Casablanca avait en effet été qualifiée d'infrastructure la plus chère d'Afrique par Deloitte Touche Tohmatsu Limited. Elle aura coûté 3,8 milliards d'euros.

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