Mon ami Abdelhadi m'apporte des tortues, un hérisson, un caméléon

Mon ami Abdelhadi (photo ci-dessus), dont je vous ai parlé récemment, m'a trouvé, à ma demande, quelques-uns des petits animaux qui peuplent la Vallée du Souss, afin de les intégrer au Jardin aux Etoiles. J'aime en effet que ma petite propriété accueille des habitants à quatre pattes, surtout si ceux-ci sont autochtones. Pour moi, c'est une manière de faire vivre le Jardin aux Etoiles et, peut-être, de préparer une future attraction pour les plus jeunes de mes futurs visiteurs. Voici sur la première photo le couple de tortues qui a déjà pris ses aises dans mon jardin et, sur la deuxième, le hérisson apporté par Abdelhadi, dont j'espère qu'il s'acclimatera chez moi. Abdelhadi m'a aussi déniché un caméléon, parti dans mes rosiers si rapidement que je n'ai pas pu le photographier... J'espère qu'il connaîtra un meilleur sort que le précédent, qui m'avait été offert par Omar Mourabih et dont je n'ai plus retrouvé la trace depuis que mon jardinier l'avait déposé dans les plantations créées devant la Bergerie. Abdelhadi pense toutefois que ce caméléon est une caméléonne et qu'elle porte des œufs Un envahissement de caméléons est-il programmé ? Cette perspective ne me défrise pas. Première photo : on voit le père d'Abdelhadi, Abdelkader, qui est retraité après avoir travaillé dans la ferme voisine. L'ameublement est quasiment inexistant : on se contente de tapis et de coussins lorsque les moyens manquent, et j'ai pu me rendre compte que ce type de situation est loin d'être rare dans le Sud du Maroc. Deuxième photo : la mère d'Abdelhadi, Hafida, est en train de casser les fruits de l'arganier, pour en retirer les amandons qui seront pressés dans un tour pour en extraire l'huile d'argan. D'ordinaire, ce sont les femmes berbères qui s'astreignent à ce travail ingrat. Hafida, elle, est arabe. La dernière fois que je l'ai rencontrée, je lui ai offert les photos copiées sur papier que j'avais prises avec les membres de sa famille. Cela lui fait en effet une belle jambe de savoir qu'elles sont diffusées sur Internet, elle qui n'a jamais vu un ordinateur. Le sourire qui a illuminé son visage à la vue de ces photos sur papier a été ma plus belle récompense...