Agrume ancestral et d'exception utilisé lors de la célébration de la fête juive des Cabanes, le cédrat pousse en particulier selon les rites de la tradition juive dans la vallée de l'Asadss, au sud de Taroudant. Cet automne, le cédrat de l'Anti-Atlas devrait avoir battu des records d’exportation. 2015 correspond en effet à la Chemita, année de jachère pendant laquelle les israélites religieux ne cultivent pas la terre. Fruit à croissance lente, très sensible et nécessitant un entretien minutieux, le cédrat, appelé étrog en hébreu, ne doit pas être exposé au soleil. Les Berbères qui le cultivent veillent à ce que les arbres soient penchés et que les branches soient bien étalées avec des piquets. Selon les spécialistes de leur commercialisation, les fruits qui poussent dans le climat doux des montagnes marocaines ont une forme et une couleur spéciales, ainsi qu'une beauté qu'on ne trouve pas ailleurs. Le Jardin aux Etoiles lui-même comprend trois cédratiers. En l'occurrence, le fruit du hasard... Origine biblique L'intérêt porté aux cédrats découle aussi de l'ancienneté de leur culture au Maroc. Leur souche originelle daterait des temps bibliques. Les arbres de la vallée de l'Asadss sont francs, ce qui signifie qu'ils ne sont pas greffés. Blanches à l’intérieur, les fleurs sont teintées de rouge à l'extérieur. Elles sont réputées pour être très aromatiques. Exportation Jusqu'en 2013, les cédrats marocains étaient écoulés auprès de la population juive qui subsiste au Maroc et exportés vers les Etats-Unis et l'Europe. La première importation officielle du cédrat marocain par Israël date de 2013. Quelque 1'500 fruits avaient pris le chemin de l'Etat hébreu cette année-là. L'an dernier, la quantité exportée est passée à 2'000 exemplaires. Les chiffres 2015 ne sont pas encore disponibles. Un prix relativement dérisoire Pour le Maroc, le défi consiste à valoriser ce fruit rare, alors que son prix sur le marché local demeure dérisoire comparé à celui pratiqué au sein des communautés juives à travers le monde. Certains commerçants juifs achètent les cédrats aux environs de 10 dollars l'unité et les revendent jusqu'à 100 dollars pour les meilleurs. La valeur d'un cédrat peut même grimper jusqu'à 300 dollars, voire 1'000 dollars. Selon les variétés, un fruit peut peser jusqu'à 15 kilos. Outre Israël, le cédrat est aussi cultivé dans le bassin méditerranéen, notamment en Italie et en Corse. Il est aussi très apprécié en parfumerie.

Renseignements complémentaires sur le riad  : +41 79 240 26 32

google223a4169dbd5a715.html