Une tradition semble naître au Jardin aux Etoiles. Chaque samedi à midi, des amis se réunissent pour déguster un repas servi à l'ombre des murs épais de la Bergerie. J'y ai été convié l'autre samedi, me trouvant alors au Maroc. Contrairement à ce que pensent certains des lecteurs de ce blog, je passe l'essentiel de mon temps en Suisse, où j'ai mon bureau de journalisme Pluri-Médias à faire fonctionner. Et, entre deux voyages, je m'organise pour diffuser des messages réguliers. Le menu m'a bien convenu. On a commencé par du foie de mouton, dont le coeur était encore rouge, ce qui n'est pas une évidence au Maroc, où l'on a tendance à trop cuire les aliments. Azzedine, le plus jeune de l'équipe, mais pas le moins actif, officiait au gril et s'évertuait à rendre le charbon de bois incandescent. Moulay Thamid, un ami marrakchi d'Azzedine, n'a guère eu de mal à se mêler à l'équipe. On le voit en train de s'activer à la confection des brochettes, dont il est le spécialiste. Un Marocain ne saurait s'arrêter en si bon chemin... Les repas sont les moments les plus forts de la vie quotidienne et je n'ai jamais vu personne dans ce pays avoir faim. Vint donc ensuite le tajine aux légumes et au poulet, excellemment préparé par Brahim, qui possède des dons de cuisinier, ce qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd ni dans les yeux d'un aveugle... Je vois déjà se profiler le petit tajine destiné à accueillir mes futurs invités juste après leur débarquement de l'avion, à Al Massira... Ai-je besoin de préciser que les repas très simples de la Bergerie se déroulent dans une bonne humeur permanente ? On n'y sert qu'un thé à la menthe, mais pas n'importe lequel puisque la menthe fraîche provient du Jardin aux Etoiles. Pas de vin donc. Ni le Guerrouane ni les autres crus de Meknès n'apparaissent sur la nappe improvisée jetée sur le sol en terre de la Bergerie. Dans ce genre de circonstance, les deux verres que je dégusterais en compagnie occidentale ne me manquent pas. Ce petit festin champêtre se termine par un fruit. Aujourd'hui, ce sera du melon. De quoi satisfaire amplement Mohamed Boufass, l'entrepreneur qui a construit le gros oeuvre de ma villa, et ses amis, au terme d'une bonne semaine de travail... D'autant qu'en l'occurrence, comme il restait des provisions non utilisées, ils remirent ça le lendemain... puis le surlendemain, toujours entre les murs accueillants de la vieille Bergerie, qui en a certainement vu d'autres !

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