Circulation routière au Maroc : nos 13 conseils

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Contrairement à ce qu'on pourrait redouter dans un pays en voie de développement, le réseau routier marocain​ est relativement moderne et bien entretenu, du moins sur les axes principaux. Un automobiliste européen n'y est pas totalement dépaysé. Il doit toutefois faire preuve de beaucoup de prudence, à tout moment. Et il doit s'attendre à tout ! Les pièges sont nombreux ! Voici nos 13 conseils pratiques, fondés sur notre propre pratique de la circulation au Maroc.

 

 

 

 

1. Permis de circulation :  un permis d'un pays européen suffit. Le permis de circulation international n'est pas nécessaire. Les Marocain obtiennent le leur au terme d'un examen plus que rudimentaire, et très peu professionnel, alors attention ! Certains roulent de manière particulièrement inconsciente ! Le dépassement par la droite est fréquent... entre autres manoeuvres contraires aux règles internationales !

 

2. Dispositions légales sur la circulation routière :  elles sont en général reprises de la législation française.

3. Amendes d'ordre et corruption : les forces de l'ordre sont promptes à dresser un procès-verbal ! Ne croyez toutefois pas que les étrangers sont les premiers concernés; ce sont bien les autochtones que visent les policiers et les gendarmes. Ne vous laissez pas tenter par la corruption, dont l'éradication figure parmi les grands objectifs du pouvoir marocain, hélas sans beaucoup de résultats... Préférez discuter aimablement avec le représentant des forces de l'ordre qui menace de vous coller une amende. Celle-ci peut être assez salée. La plupart du temps, si vous savez vous y prendre et si votre sourire et votre bonne foi apparaissent clairement, on vous laissera repartir libre de toute prévention. Les touristes sont en règle générale privilégiés. 


4. Contrôles de vitesse : ils sont très fréquents et basés sur l'utilisation de radars mobiles. Sur la route express Aït Melloul-Taroudant, bien respecter les limitations de vitesse (100 km ou 80 km, ainsi que 60 km à l'approche de l'aéroport).

 

5. Pollution : la très grande majorité des véhicules roulent au diesel, nommé gas-oil, dont la composition mériterait parfois d'être analysée ! La pollution routière est en conséquence très forte, d'autant qu'aucun contrôle anti-pollution n'existe et que de nombreux véhicules sont anciens et comptent plus de 300'000 km au compteur... Eviter en conséquence les heures de fort trafic à l'entrée et à la sortie d'Agadir, en particulier en fin de journée, dès 17 h et jusqu'à 19 h. Les traversées d'Inezgane, Aït Melloul et Tikiouine sont particulièrement à déconseiller à ces heures-là, de même qu'à midi.

 

6. Taxis : il en existe deux types. Le petit taxi est vert, le grand a été largement renouvelé pour passer de la marque Mercedes Benz (en fin de course) à Dacia (fabriquée au Maroc). Le premier circule en ville et prend à son bord trois passagers au maximum. Le second peut embarquer juqu'à cinq ou six passagers, moins compressés qu'hier ! Les derniers grands taxis Mercedes Benz sont pour la plupart poussifs, ce qui n'empêche pas certains conducteurs d'entreprendre des dépassement dans des conditions douteuses... 

Qu'il s'agisse d'un grand comme d'un petit taxi, négociez évidemment le prix à l'avance. Si des usagers marocains se trouvent à proximité, vérifiez auprès d'eux que le tarif proposé n'est pas une arnaque. Il faut redoubler de prudence à Marrakech, appelée aussi Arnakech, où certains taximen n'hésitent pas à vous trimbaler loin dans la campagne pour vous faire croire que le trajet entre l'aéroport et la médina est interminable, ce qui n'est pas le cas !

 

7. Transport public et camions : tant à Agadir qu'à Marrakech, la Municipalité a confié le transport public à une société espagnole, nommée Alsa, qui a remplacé par des véhicules modernes les antiquités dangereuses qui circulaient jusqu'il y a deux ou trois ans. Le réseau est assez dense dans la ville d'Agadir. Il existe aussi une ligne jusqu'à El Gfiffat et une autre jusqu'à Ouled Teima, les deux localités les plus proches du Jardin aux Etoiles. Les bus partent toutes les heures.

 

Attention aux camions ! Leurs chauffeurs roulent fréquemment beaucoup trop vite. Ils constituent des dangers ambulants. Les accidents graves ne sont pas rares. Tenez-vous éloignés d'eux. Encore une fois, tenez-vous prêt à tout ! Un camion peut déboucher dangereusement en sens inverse ! Mais n'en faites pas une phobie non plus.

 

8. Feux rouges : attention au coucher du soleil. Les couleurs sont alors difficilement identifiables, en particulier à Agadir, à proximité de l'océan, dont l'horizion est plat par définition.

 

9. Ronds-points : les signaux dont la logique locale échappait au conducteur moyen ont été supprimés il y a peu. Désormais, la règle est la même qu'en Europe : celui qui circule à l'intérieur du giratoire bénéficie de la priorité. A une exception près, et de taille : les ronds-points dotés de feux rouges, hybrides très particuliers en vogue au Maroc. Même si vous êtes déjà engagé dans le giratoire, vous devez céder la priorité aux véhicules qui reçoivent leur feu vert... Un de ces pièges se trouve à Agadir ! Redoublez donc d'attention. La police locale est intraitable, ce qui est particulièrement apprécié des touristes non  avertis de cette spécialité... très rentable.

 

10. Danger nocturne accru : en règle générale, il est déconseillé de circuler après 1 h ou 2 h du matin ou lorsque le trafic devient rare. Il est arrivé, par exemple, que des malfrats installent des blocs rocheux sur la route express Aït Melloul-Taroudant, afin de dévaliser les occupants des véhicules obligés de s'arrêter face à ces obstacles.  Il convient donc de bien gérer son horaire.

 

11. Deux-roues non éclairés : malgré les campagnes, nous dit-on, des agents de la circulation, une très forte majorité d'usagers continue de rouler sans aucun éclairage ni surface de réflexion de la lumière. Ces conducteurs mettent leur intégrité corporelle gravement en danger, d'autant que certains jeunes ne trouvent rien de mieux que de rouler de front, et non en file indienne ! Une attention toute particulière est requise à Taroudant et dans les alentours de cette ville.

 

12. Alcool et conduite : bien que le Maroc, pays musulman, interdise officiellement les boissons alcoolisées à l'égard de ses ressortissants, il n'est pas rare de rencontrer des usagers pris de boisson. C'est ainsi que l'on peut se retrouver nez à nez avec un homme saoul en plein milieu d'une route secondaire non éclairée ou avec un conducteur de motocyclette arrêté à un stop, puis qui fonce brusquement sur votre véhicule prioritaire sans aucun signal précurseur... Et les conducteurs sont souvent tenus pour responsables en cas de blessures ou de mort.

 

13. Auto-stop : il n'est pas recommandé à un touriste de prendre à son bord un ou des inconnus, à moins d'être accompagné d'un gardien à quatre pattes particulièrement dissuasif.

 

 

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    Bon plan

Le carburant est cher, préférez une voiture qui consomme peu


Si le réseau des stations-services est dense, le carburant est cher au Maroc, puisqu'il se situe au niveau des prix européens, alors que le niveau de vie y est considérablement plus bas.

 

Le diesel (nommé gas-oil) est le plus répandu, mais aussi le plus polluant. On trouve pratiquement partout de l'essence et de l'essence sans plomb. Cette dernière est un peu plus chère. Il convient en conséquence de choisir une automobile à essence, qui pollue peu et se caractérise par une forte écononomie à la consommation. Voir le tableau des voitures que nous proposons avec notre partenaire moyennant un rabais de 25 %.  

Renseignements complémentaires sur le riad  : +41 79 240 26 32