Attentat de Berlin : le Maroc avait averti l'Allemagne le 19 septembre et le 11 octobre

Mis à jour : avr. 23


L'attentat de Berlin du 19 décembre avait été précédé, le 19 septembre et le 11 octobre derniers, de mises en garde très précises de la DGST marocaine (Direction générale de la surveillance du territoire) sur le Tunisien Anis A., auteur de la tuerie qui devait faire une douzaine de morts et plusieurs dizaines de blessés.


Pourquoi le BND (service extérieur fédéral allemand) n'a-t-il pas pris en compte ces avertissements ? Ceux-ci auraient été de nature à éviter le carnage. La chancelière Angela Merkel vient de demander à la police allemande des enquêtes approfondie sur "une série de questions" que pose la liberté d'action dont a joui le terroriste.


Le dénommé Anis A. était pisté par les services marocains depuis son arrestation en Italie et sa condamnation à quatre ans de prison pour incendie criminel, agression et vol, après avoir été jugé une première fois dans son propre pays, pour vol et cambriolage. Il avait toutefois profité du désordre découlant de la "révolution de jasmin" pour s'enfuir en Italie.


La DGST sur la piste


Libéré au terme de sa peine effectuée en Italie - période durant laquelle il s'est vraisemblablement radicalisé -, le Tunisien a continué à être pisté. La DGST marocaine a en outre étendu son enquête à son entourage, en particulier à deux individus (dont un Marocain) qui l’auraient encouragé dans ses plans meurtriers.


Le terroriste en puissance est en contact avec un ressortissant irakien de 32 ans, identifié comme Ahmad Abdulaziz Abdullah A. alias «Abou Walaa». Ce dernier est considéré par les autorités comme un prédicateur lié au groupe État islamique. L'Irakien est arrêté en novembre 2016 avec quatre complices pour avoir monté un réseau de recrutement.


"De manière officielle et solennelle"


Pourtant soupçonné de vouloir commettre un attentat, Anis A., lui, a cessé de faire l'objet d'une surveillance des autorités allemandes en septembre dernier.


La DGST marocaine a pourtant averti les autorités allemande "de manière officielle et solennelle" que l'individu était prêt à passer à l'acte. La mise en garde du mois de septembre a été répétée sans ambiguïté le 11 octobre, soit deux mois avant l'attentat.


Davantage en sécurité à Agadir qu'à Berlin


Ces faits montrent pourquoi, contrairement à une idée répandue, on est davantage en sécurité à Agadir qu'à Paris, Berlin ou Bruxelles.


Et ce n'est pas une question d'impression. C'est le résultat d'une réalité avérée : les services de renseignements marocains sont extrêmement performants, non seulement s'agissant des pays étrangers, mais aussi, tout naturellement, sur leur propre territoire.

Renseignements complémentaires sur le riad  : +41 79 240 26 32

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