Rachid Tagoulla photographie le Jardin aux Etoiles et ses amis

Mis à jour : nov. 13


Il avait pris 200 photos, le temps d'un dimanche de ce mois de juillet 2009, surchauffé à 50 degrés, et consacré à la visite du Jardin aux Etoiles, ainsi que d'une petite plantation à Biougra, à une trentaine de kilomètres de chez moi. Rachid Tagoulla est un jeune photographe, prof d'anglais par ailleurs, qui fait partie des amis d'Abdellah Amennou, dont je vous avais parlé en octobre dernier. J'étais curieux de voir le résultat de son travail. Je ne suis pas déçu. Je suis même enthousiaste !


Regardez ces images. D'abord, ci-dessus, le Jardin aux Etoiles tel que je ne l'avais jamais cadré, et qui prend des airs de Californie.

Sur la première image, Abdellah s'est saisi symboliquement d'un carreau de terre cuite de Fès. Dans l'embrasure, à peine visible, sa soeur Fatima résume la place de la femme dans la société marocaine, malgré la promulgation d'une loi réformatrice. Sur la deuxième image, l'un des frères d'Abdellah, Hassan, s'imprègne de la douceur du tadelakt de la salle de bain Tiznit. C'est une jouissance pour lui, le Chleuh, qui n'ignore rien de l'importance de cette matière dans l'histoire de son peuple. Cliquez sur ces photos, vous en verrez les détails dans de meilleures conditions.

Rachid m'a photographié avec Abdellah (première photo). Ecrasés par la chaleur, nous écoutons qui nous parlera de fraîcheur. Deuxième photo : victime de la même température, Rex ne sait plus à qui se vouer.

Nous voici sur la première photo chez Hassan, à l'entrée de Biougra. Le frère d'Abdellah, qui me fait visiter son petit hectare, doit lutter contre des quantités d'éléments contraires : un sol qui ressemble davantage à du sable qu'à autre chose, de l'eau de l'association de son douar en quantité mesurée, un démarrage de végétation un peu poussif. Il m'a donné des baguettes de henné (deuxième photo), à plonger dans l'eau pour leur faire prendre racines, ainsi qu'un plant de tikida. Cet arbre donne des fruits semblables à des haricots ayant le goût du chocolat.


Le sens de l'esthétisme et l'attention à la nature dont témoigne Rachid Tagoulla me réjouissent. Ils veulent aussi dire que, dans la jeune génération, on n'est pas insensible à la beauté de son pays et à l'urgence de sa protection.

Renseignements complémentaires sur le riad  : +41 79 240 26 32

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