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Palmeraie d'Aït Mansour : 14 km de sentiers pédestres avec aménagements de pierre et de bois

Dernière mise à jour : 4 août 2022


Située au sud de Tafraout, l'extraordinaire palmeraie d'Aït Mansour est en train d'améliorer de manière significative la pratique du tourisme pédestre auquel elle est tout naturellement vouée, tant la beauté de la nature y est portée à son paroxysme. Des sentiers prévus sur 14 kilomètres de longueur ont été créés, accompagnés d'aménagements de pierre et de bois (notre photo) utilisant les ressources locales. Ils sont toutefois dans l'attente d'une vraie signalétique.

Des sentiers et des installations pré-existaient. Ils ont tout naturellement été englobés dans le projet. Les nouveaux sentiers sont organisés autour de six cercles (photo). Ce projet constitue l'un des volets du programme parrainé par le gouvernement marocain et en particulier par Aziz Akhannouch, devenu chef du gouvernement, pour le développement de la vallée de l'oued Yssi qui s'écoule le long de la palmeraie et dont les infrastructures et de les ressources étaient dégradées.

Développé par l’architecte Salima Naji, déjà en charge de multiples réhabilitations basées sur les méthodes vernaculaires, dont celle de la Kasbah d'Agadir, il a associé de nombreux ouvriers de la vallée, qui ont ainsi pu se familiariser avec les techniques anciennes de construction, oubliées, et qu'il faut remettre à l'honneur (notre photo). Ils pourront ainsi contribuer à d'autres aménagements. Un restaurant tout en pierre est d'ailleurs en cours de construction, un peu sur la hauteur.

Des bancs, des toilettes (notre photo), des installations de jeu, un café servi par Omar, personnage qui à lui seul vaut le déplacement, des éclairages ont été aménagés, avec pour dénominateur commun l'exigence d'interventions les plus minimes possibles, afin d'être quasiment invisibles dans le paysage. Parallèlement, la palmeraie est élaguée et des réservoirs sont créées. Des ouvrages hydrauliques consolident les berges, pour contenir les inondations.

La faiblesse actuelle du projet réside dans l'absence d'une signalisation digne de ce nom à l'intention des randonneurs. Sans aller jusqu'à une systématique très détaillée, qu'on rencontre par exemple en Suisse (photo), la coopérative Ouguass, liée par convention à la Société de développement régional du tourisme de Souss Massa et à la commune d'Afella Ighir, a du pain sur la planche !

La "mise en lumière" de la vallée d'Yssi a été sélectionnée en juin dernier, aux côtés de 19 autres projets, afin de concourir pour le Prix Aga Khan d'architecture 2020-2022. Doté d'un montant d'un million de dollars, qui peut être réparti entre plusieurs lauréats, ce prix est l'un des plus prestigieux qui existe en matière d'architecture. Une attention particulière est accordée par le jury aux programmes qui utilisent les ressources locales et sont susceptibles d'inspirer ailleurs des efforts similaires. Cette photo d'Amine Houari a été diffusée par la Fondation Aga Khan pour présenter le dossier de la vallée d'Aït Mansour.

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