• Jean-Luc Vautravers

Dar El Bacha, ancien palais marrakchi du Glaoui, se transforme en un musée

Mis à jour : févr 17


Lors de sa toute récente visite de la médina de Marrakech, le roi Mohammed VI a visité le chantier de reconversion en musée de Dar El Bacha, ancien palais de Thami El Glaoui, pacha (ou bacha), c'est-à-dire ex-gouverneur, de Marrakech. Celui-ci était tombé en disgrâce lors de l’indépendance du Maroc.


Dar El Bacha est devenue propriété royale à la chute du Glaoui. Le luxueux palais est aujourd'hui intact, au contraire des kasbahs des Glaoua, parsemées dans l'Atlas et qui s'effrondrent malheureusement les unes après les autres.


On peut encore visiter partiellement celle de Taliouine, située à deux heures et demie du Jardin aux Etoiles.


La collection de Patti Cadby Birch

Dar el Bacha portera le nom de Musée des Confluences. Destiné à présenter des témoignages culturels tant marocains qu'internationaux, il sera porté par la Fondation Nationale des Musées. Un budget de 12 millions de dirhams a été mis à disposition.

Il devait primitivement ouvrir ses portes en... l'an 2007. Il est maintenant prévu d'y exposer des écritoires, des tablettes et différents objets relatifs à la science et aux savoirs islamiques.


Ceux-ci voisineront avec la collection universelle de Patti Cadby Birch, grande dame d'origine américaine amoureuse de Marrakech. Les objets rassemblés par cette "citoyenne du monde" disparue en 2007 couvrent quatre continents (Amérique, Afrique, Europe, Asie).

Ils comprennent des pièces archéologiques ainsi que des bijoux et des armes remontant aux civilisations crétoise, maya et chinoise. Ces œuvres datent de 5000 ans avant Jésus-Christ jusqu’à nos jours.


Facettes de la culture marocaine


Le musée exposera également des données historiques et archéologiques démontrant les différentes facettes de la culture marocaine. Il abritera aussi un espace dédié aux expositions temporaires.


Première exposition itinérante à l'automne


La date de son ouverture n'a pas été annoncée. En revanche, la première exposition itinérante qui s'y tiendra est connue. Il s'agit de "Lieux saints partagés", qui y fera halte à l'automne prochain, après avoir été présentée au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée de Marseille (Mucem) en 2015 et au Musée du Bardo à Tunis.


Cette exposition met en évidence l’un des phénomènes les plus intéressants de la région : le partage et l’échange entre les trois religions monothéistes.

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