Farah Diba, ex-impératrice d'Iran, est aujourd'hui la reine de Taroudant

Mis à jour : mars 19


Dernière épouse du shah d'Iran et impératrice jusqu'en 1979, Farah Diba ne réside certes qu'une partie de l'année à Taroudant. Elle est néanmoins considérée, au sens symbolique du terme, comme la reine de la ville aux célèbres murailles, protégée par ailleurs par le roi du Maroc Mohammed VI.

Aujourd'hui âgée de 79 ans, Fara Dibah rayonne toujours par sa beauté et son élégance, tant physique que morale.


Paris, Washington...


Elle partage son existence entre Paris, Washington et Taroudant. Dans la capitale française, elle mène une existence assez mondaine. Elle est aussi invitée aux événements royaux européens.


Dans la capitale américaine, elle possède une demeure. Alors que sa fille Farahnaz réside plus loin sur la même côté Est, la maison américaine de Farah Diba est toute proche de celle de son fils aîné Reza, héritier du trône impérial, et qui se dit prêt, le jour venu, à servir l’Iran, "que ce soit dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle ou sous une autre forme de démocratie". Ces propos résonnent de manière toute particulière lorsqu'on sait que, lors des manifestations de début janvier 2018 qui ont secoué l'Iran, on a entendu dans la rue des appels au retour du régime du shah, qui n'a manifestement pas été oublié en Iran.

Quand elle se trouve à Taroudant, Farah Diba, que tout le monde appelle "l'impératice", réside dans plusieurs propriétés. A l'intérieur de la cité deux fois millénaire, elle possède un riad cossu nommé Dar Ali. L'"impératrice" est aussi la propriétaire d'un palais, juste en dehors des remparts de Taroudant.


Lorsque la santé de Jacques et Bernadette Chirac leur permettait encore de fréquentes villégiatures à Taroudant, puis à Agadir, Farah Diba leur rendait visite. Elle était aussi proche du grand maître de l'hyperréalisme Claudio Bravo, disparu en 2011. Lorsque Rita Bennis a été chassée de la Gazelle d'or, elle a trouvé refuge chez "l'impératrice".


Une série d'épreuves


Les épreuves n'ont pas épargné Farah Diba. A la Révolution des mollahs, c'est l'exil pour la famille Pahlavi. S’ensuit une année et demie d'errance, marquée par les souffrances de l'empereur déchu, rongé par la maladie de ­Waldenström, forme rare de cancer du sang. Le shah s'éteint à 60 ans, au Caire, le 27 juillet 1980.


En 2001, Leila, l'une des filles du couple impérial, meurt à Londres, à 31 ans, après avoir avalé un cocktail de médicaments. Un nouveau drame se produit lorsque son frère Ali Reza se tire une balle dans la tête, à Boston.


Panache et vitalité


Décrite comme le ciment de la famille, Farah Diba a toujours fait front avec panache. "La vie est une lutte quotidienne et il ne faut jamais se laisser abattre par les forces du mal ni laisser les autres être maîtres de votre destin", aime-t-elle à dire. Si l'on en croit "Paris Match", Farah Diba a conservé une forte vitalité, l’entraînant à s’enthousiasmer aussi bien pour un écrivain, un concert de musique classique que pour un chanteur de raï.

"L’affection, la gentillesse, les preuves d’amitié, les passants qui me saluent en me souriant, tout cela m’apaise", a affirmé, toujours aussi digne, cette femme de devoir, à l'hebdomadaire parisien.


Voir aussi le message Bernadette Chirac et Farah Diba, personnalités du Souss
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