Arbre mûrier, vigne, fraisier, carambole, néflier du Japon, kaki, etc



Vu la saison qui avance vers davantage de chaleur (on tutoie déjà fréquemment les 32 à 35 degrés à Ouled Alioua), je me suis activé à identifier des arbres fruitiers qui contribueront à faire rêver aussi dans la partie verte du Jardin aux Etoiles. Logique, non ?


Jusqu'ici, ma prise la plus étonnante est l'arbre mûrier. En Europe, on connaît bien le mûrier ronce, qui ne dépasse guère le mètre de hauteur. J'ai donc été assez stupéfait de découvrir à la pépinière Maga Plant, située près de Sidi Bibi, un arbre de 2 m 50 de hauteur à peu près, doté d'un tronc substantiel et de... mûres encore vertes et oblongues, qui s'annoncent généreuses. Apparemment, cet arbre, dont une des variétés est le mûrier à soie, est peu connu au Maroc. Même la distinguée ingénieure agronome du domaine Saouda s'est montrée très étonnée de ma découverte. Et pourtant l'arbre mûrier existe bien.

Si j'attends encore la livraison des deux mûriers noirs sur lesquels j'ai jeté mon dévolu, Brahim le jardinier a déjà planté deux pommiers, ainsi que les deux vigoureux plants de vigne que j'ai rapportés de Maga Plant (première photo). Ils sont destinés à donner de la verdure (et des raisins !) sur le couvert de la plaza qui reste à finir d'aménager. Au pied d'un des palmiers, les fraisiers dénichés dans la même pépinière ont déjà bien repiqué (deuxième photo).

La Maroc est connu pour ses fraises, qui arrivent sur le marché européen au tout début de la saison. Je pensais donc trouver facilement des fraisiers. Eh bien ce ne fut pas facile ! Ce n'est qu'à la cinquième pépinière que j'y suis parvenu. Et encore la commande du pot de fraises que j'avais faite en janvier dans un magasin de l'avenue Hassan II à Agadir... s'est perdue dans la paperasse dudit commerce. Pas découragé, j'ai rapporté deux de ces pots prometteurs de Maga Plant. On voit l'un deux sur la première photo, derrière les bananiers de Latifa. Ces bébés bananiers prennent lentement leurs aises dans leur nouvel environnement.


Mes figuiers de Barbarie, eux, sont en pleine floraison (deuxième photo). Je suis attentif à leurs fleurs, ayant lu qu'en infusion elles donnent de bons résultats contre une quantité d'affections, de l'excès de cholestérol aux maladies de la prostate. En tout cas, une diversification à tenter, vu le nombre de mes figuiers de Barbarie, que je n'arrive même pas à quantifier, tellement il y en a...


Le fruit que j'aurai davantage de peine à cueillir un jour dans mon Jardin aux Etoiles est la carambole (dernière photo). Je ne l'ai aperçu jusqu'ici nulle part au Sud du Maroc, et pourtant il doit bien exister quelque part, le carambolier poussant dans les régions chaudes, comme l'Amérique du Sud ou Israël. Mon intérêt tout spécial pour la carambole a évidemment sa source dans la forme de ce fruit qui, coupé, devient une étoile à cinq branches....

D'autres fruits tropicaux sont en revanche suffisamment cultivés au Maroc pour figurer parmi les conseils qu'on trouve sur Internet. Je m'intéresse au néflier du Japon, au kaki et au chérimolier. Entre autres... C'est dire que mes recherches dans les pépinières ne sont pas terminées. J'y prends d'ailleurs le plus grand plaisir. Planter un arbre est déjà en soi un acte symbolique de foi en la vie. Planter un arbre jusqu'ici inconnu ou presque multiplie encore la force de ce symbole.

Renseignements complémentaires sur le riad  : +41 79 240 26 32

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